C’est à l’occasion de leur réunion scientifique annuelle que j’ai rencontré pour la première fois le Groupe canadien d’endocrinologie pédiatrique (GCEP). En tant que résidente en pédiatrie, j’avais été invitée à venir présenter les résultats de mon projet de recherche. Impossible à ce moment-là d’imaginer qu’une quinzaine d’années plus tard, j’aurais l’honneur d’être élue présidente du GCEP et de représenter mes honorables confrères et consœurs de partout au pays. Au cours des deux prochaines années, je ne cesserai de considérer mon rôle de présidente du GCEP comme étant un privilège exceptionnel.

Bien qu’il soit de taille restreinte, notre regroupement a été extrêmement productif au cours des vingt dernières années. C’est par le biais des bourses du GCEP que je compte poursuivre dans cette voie de productivité grâce à la recherche conjointe, la défense des droits, l’application des connaissances, et le soutien envers la prochaine génération d’endocrinologues pédiatriques. La rencontre scientifique annuelle du GCEP demeure un évènement majeur au cours duquel notre dynamique regroupement a l’occasion de se retrouver afin d’améliorer nos connaissances en endocrinologie pédiatrique, favoriser le réseautage, partager des repas, et s’amuser follement tous ensemble. J’ai très hâte de retrouver chacun de vous à Winnipeg en 2020 !

Au cours des deux années à venir, c’est à titre de présidente que je veillerai à favoriser les efforts de tous à s’engager dans la recherche conjointe, à instaurer des occasions de partage de savoir sur les meilleures pratiques en diabète et en endocrinologie pédiatrique entre les centres canadiens, ainsi qu’à promouvoir le rôle du GCEP dans la défense des droits des patients et des familles que nous servons tous les jours dans nos pratiques cliniques. De nombreuses excellentes opportunités sont en cours incluant le développement d’un protocole national pour la gestion des acidocétoses chez les patients pédiatriques avec un diabète. Ce protocole est basé sur les plus récentes données et comporte un important effort pour soutenir ces enfants dans leur milieu scolaire. Il existe également une collaboration nationale en recherche afin de mettre sur pied un registre national de diabète pédiatrique tout comme un effort à impliquer davantage les patients et leur famille afin de les aider à mieux comprendre le rôle des adjuvants dans le traitement du diabète de type 1 en pédiatrie. Toutes ces initiatives ont été mises sur pied par des membres du GCEP.

Je vous demande de continuer à collaborer avec le GCEP via notre nouveau portail internet amélioré, qui est non seulement facile d’accès, mais qui offre également de belles occasions de diffuser de nouvelles connaissances et de s’engager dans un dialogue de collaboration. Partager avec nous vos idées afin que nous puissions poursuivre notre mission qui est d’offrir « l’excellence en soins aux nouveau-nés, aux enfants ainsi qu’aux adolescents atteints de diabète ou de toute autre maladie endocrinienne ». Je demeure persuadée que tous ensemble, à travers notre implication et notre action collective, nous pouvons continuer à faire une différence dans la vie des enfants, des jeunes et de leur famille, et cela d’un océan à l’autre.

Au plaisir de vous voir à Winnipeg !

Cordialement,

Shazhan Amed, MD, FRCP
Présidente du Groupe canadien d’endocrinologie pédiatrique